Instantanées, encore.

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Et ma vie en transit, entre Strasbourg et Paris, des rails, des gares, des sacs, des quais, une infinité de kilomètres sous le ciel bleuté. 

Comme des gamins, on s'est fait une promesse un peu niaise, J'veux que ce soit comme dans les films, un truc coincé quelque part entre le mélodrame et la romance, intense.

J'apprivoise de nouvelles géographies aux reliefs bien différents.

Il y a le grain de la ville. Je m'y perd, je m'y abandonne.

La ville, immense, grouillante, éblouissante, et moi je suis toute petite. Je marche, avec lui, avec elle, sous le soleil, ou dans la nuit, j'observe les détails, m'attarde sur les murs. C'est joli, c'est graphique, ça mériterais une photo, non? J'ai de la poussière blanche sur les chaussures, les marques de l'herbe imprimées sur les paumes de mes mains, et ma robe à poids se soulève lorsque je marche sur les bouches d'aération.

J'arpente le 9ème, que je commence à connaître par coeur, mon casque sur les oreilles, j'écoute encore les même chansons, celles qui signifient Paris, qui signifient tout ça.

Le grain de la ville, mais le dédale de la peau.

Je m'y perd, et je m'y abandonne. Dans la lumière de fin de journée, quelques reflets dorés infiltrés par les hauts carreaux de la fenêtre viennent dessiner sur nos corps des anamorphoses en mouvement. Et dans la chaleur de ces premiers jours de printemps, la scène me semble délicieusement filmique, le calme après la tempête, nous tenons notre promesse.