v u . d ' i ç i

A3 > A4 71% ?










Ici, on rêve de choses comme ça.

- Qu'est ce que j'aimerais avoir une photocopieuse...
- Moi aussi...

Soupir.

Autant de détails






Décembre est doux, doux comme la mélancolie qui vous emporte. Tout vous semble si beau, et pourtant si triste, si froid, l’hiver est là.

Le quai de l’école est trempé, le vent balaye mes cheveux. Je suis toujours si attentive aux détails climatiques et à la façon dont ils agissent sur mon moral, la façon dont ils caressent ma peau et mes yeux, ce n’est pas une occupation idiote, juste une réelle fascination pour les éléments naturels. J’aime le froid qui me glace le bout du nez, j’aime plonger mon menton dans la douceur de mon écharpe et respirer un instant mon parfum. J’effectue ce petit mouvement de recul de mon pied droit au démarrage du tramway pour garder l’équilibre et appuie avec synchronisation sur le bouton de la porte au moment même ou les voyants s’illuminent. Les guirlandes de noël se reflètent dans la neige fondue créant un double scintillement, il faudra faire sécher mon pantalon sur le radiateur. L’ascenseur me produit toujours un délicat haut le cœur. Je tourne la molette des radiateurs. La chaleur de ma main laisse quelques traces de buée sur la vitre glacée. Les reflets fantomatiques de mon appartement dansent en lévitation dans une ruelle déserte. J’écoute encore Archive, et puis c’est moi qui danse, mes chaussettes glissent sur le parquet et mes cheveux sont emportés.
A 23heures il m’appel, « regarde par la fenêtre ! ».
Dehors c’était juste l’hiver et son lot de mélancolie glacée. Je crois que j’aime un garçon merveilleux.
Autant de détails de sens qui ont bien tout leur sens à mes yeux.



Complètement...

malade.


Novembre, à la frontière de l’hiver imaginaire, nous offre nos premiers flocons d’émois en compagnie d'Humex et Drosétux.


En passant par la Lorraine,



Week-end lorrain qui fait du bien.
Les visages sont identiques, mais les lieux différents, l’après communication visuelle a quelque chose d’un peu étrange, comme si tout s’était arrêté trop brutalement. J’aurais presque eu envie que ça continue finalement, en différent.
On se disait l’autre jour que toutes les semaines devraient se dérouler en workshop avec des artistes. J’y ajouterais bien des week-end découvertes/retrouvailles aux quatre coins de la France. Du plaisir qu’ils disent tous.
Des Vosges à Nancy, de Nancy à Metz, jusqu’au Luxembourg et Amnéville. Retrouvailles sans compter les kilomètres, autour de quelques verres, quelques flashs, et quelques lunettes shutter shades aussi. Entre chouettes découvertes et drôles d’imprévus, juste merci pour tout.



Stockholm, les images qui bougent...


Après m'être farcis une dizaine de tutoriels, tadaaaaaaaaaa, mon premier essai non concluant sur after effect. Des vidéos filmés sur l'autoroute en traversant la banlieue de Stockholm ( très verte comme vous pouvez le constater ), avec des petits gribouillis par dessus...

à la recherche





Tranche de cake



Beaux-arts, je ne compte plus les semaines.
L’école est fourmilière. Ce soir, le quai est en fête.
Je ne suis pas certaine d’avoir encore trouvé ma place. Je suis juste là, parmi tant d’autres.
En salle info, c’est heure de pointe, 30minutes de délais pour pouvoir imprimer. A droite ça scie des planches, à gauche ça dessine sur les murs. Tout le monde cours dans les couloirs. L’école toute entière vibre à l’unisson. Le temps défile si vite, entre le stress et l’euphorie.

Le soirée fut découverte, celle de l’école sous un autre visage. Une semaine de production toutes années confondues et en compagnie d’artistes invités, s’expose sur les murs blancs. Je suis très agréablement surprise. Aurais-je sous estimé l’école ?
Suite et fin au Nouma’, pour un concert expérimental, pôle Sonic, design sonore, la grande fierté de l’école. Quelques jolis passages, et les tympans qui n’en mènent pas large, le tout saupoudré de déhanchés mixés rock-electro. Parfois, je me fais violence.

Vous reprendriez bien une tranche de quai?

Work in progress



"Mulhouse, capitale de la France. Basta." Panneau d’expression libre, dans la ville.

« Hé ! Mad’moiselle ! »
« Hé Mad’moiselle ! Regarde moi ! Vous êtes bien charmante, mad’moiselle ! »
« Elle est occupée mad’moiselle ! »

firent les petits racailloux.
Il fallait bien que ça arrive un jour où l’autre, ici, à Mulhouse, la ville ou ça craint, n’est ce pas ?
Je suis un animal bizarre, à l’affût des signes typographiques sur mon chemin. Tous les cinq mètres, je m’arrête. Un clic. Un clac. Les automobilistes me dévisagent. Photographier plaques, panneaux, et numéros de porte est donc un signe visible de dégénérescence profonde ?

Mulhouse, c’est pas tout à fait la ville je crois. Mulhouse ne me dévore pas. Mulhouse me laisse de marbre. Je marche sur ces pavés, parce que je ne peux les éviter.

Et si on faisait le chemin en marche inverse ?
Sur le quai des ingénieurs du temps libre, les feuilles mortes ont laissé place au macadam sombre et mouillé, les branches nues des arbres tentent désespérément d’attraper les nuages. Je me demande toujours qui est Jeremy. Peut être suffirait-il de l’appeler, pour le lui demander. Qui es-tu Jeremy ? Moi aussi j’aime beaucoup ce que vous faites.
Centre commercial Leclerc, au feu à droite. Ne pas se faire écraser sur le passage piéton. En temps normal, je frauderais le tram sur 2 stations, mais pas là. Tour Nessel, Porte Haute, Mairie, direction Nouveau Bassin, avec Soléa, Yipii…



***



***

Workshop! Une semaine à composer de la grille typographique pour nous, et pour le nouveau TM, en compagnie de Lukas Hartmann, rédacteur de cette revue typographique suisse.
Au sommaire de mes recherches, des grilles de compo' basées sur l'architecture des chiffres dans la police Ocra, en référence aux nombreuses photographies de nombres prises dans cette magnifique ville qu'est Mulhouse.
Puis un peu différemment, un principe de mise en page d'un article à envisager dans un magasine, qui permettrais une lecture directe du texte complet de l'article grâce à des pages de différentes largeurs.

***

Ce matin, dans ma rue, deux jeunes filles avec de jolis ballons bleus, blancs, rouges.

!



Attention les yeux...









Oui, oui, c'est ignoble et c'est fait exprès. Et la suite au prochain épisode!

Gerçures






***

Autoportrait aux lèvres gercées et à la crinière non maitrisée.

***



***


Dans les bras glacé du grand novembre, il n’y a pas d’oreilles pour écouter ma girouette de tête.


S comme






***

Tanière

J'avais oublié.
Maintenant c'est habité.