Pause
jeudi 30 octobre 2008

C’est l’instant ou l’on revient à la réalité.
Je baille et sous mes lunettes, mes yeux s’embuent. Les larmes sur mes pupilles décomposent la lumière des spots de la salle en de jolis faisceaux jaunes qui jaillissent de toute part. Je plisse les yeux, exit l’autofocus, pour percevoir un instant des cercles lumineux, flous.
J’ai le nez tout froid. Je m’enfuie dans mon keffieh, souffle, réchauffe, et embue cette fois ci mes lunettes. Je le regarde. Il m’imite.
C’est la fin du générique, la salle est vide, et nous sommes silencieux.

Marche accélérée, stop, pause. Pause.
Il y a le bruit des roulettes de ma valise sur les pavés de la ville. Puis un claquement de porte, l’alsace de bas en haut, dans ses habits d’automnes.
Le jardin s’est doucement endormi sous un ciel de coton gris. Les contrastes se révèlent, le vert, rouge, jaune et camaïeu enflammé. L’heure changeante me pousse à l’hibernation, roulée en boule sur mon grand lit, avec pour kit de survie : ordinateur, carnet, crayons, et flans au caramel.
Il y a Strasbourg qui s’illumine dans la nuit et la batterie de mon appareil photo oubliée dans la cambrousse. Strasbourg est toute neuve, je dépense sans compter, pour soulager mes complexes de fille banale. La plus belle jupe du monde, c’est moi qui l’ai.
Les repas sont préparés par papa/maman. Les chats ronronnent sur mes genoux. Il est même venu combler mes grasses matinées.
Play, les vacances, c’est pas fini, demain, je redescend.
Par Ç, jeudi 30 octobre 2008 à 18:30. | 3 commentaires »




