v u . d ' i ç i

Dans la sphère, session 2.



Hier je me suis brûlé sur le côté de mon index droit. Pas assez pour avoir vraiment mal, mais suffisamment pour qu’aujourd’hui ma peau soit rouge et craquelle au niveau des plis de la peau. J’aime cette architecture aléatoire de lignes irrégulières qui apparaissent. Je trouve ça très beau.

Papa, Maman, j’aime l’A35. J’aime l’autoroute. J’aime la route. Sauf le tronçon de route pourrie aux alentours de l’aire de repos Haut-Koenigsbourg. La route c’est chouette, c’est long, ensoleilé, au milieu des près dorés, avec de la bonne musique dans les oreilles. L’A35 c’est ma nouvelle route à moi.



Et puis vendredi, j’avais rendez-vous avec les images, la musique, et même des visages. TheDo fut explosif, vraiment surprenant en comparaison avec l’album. I’m from Barcelona envoya des vagues de ballons et de confettis rouges sur une fosse surexcitée. J’accroche moins avec certaines chansons, mais voilà, « I’m from Barcelona », la chanson, pas le groupe, ça reste mon air fétiche, fredonné dans l’avion direction Barcelone l’an dernier, et ça, ça ne s’oublie pas. ( Le ballon rouge s’est dégonflé le lendemain, c’est nul. )
La sélection d’arts numériques reste toujours un régal de découvertes pour sens en éveils. Coup de cœur particulier pour l’œuvre « Shout » ( plus d’images sur le blog tendances ce soir! ), qui m’a complètement scotchée de par son impacte émotionnelle et graphique.




Après hésitation, j'ai tout de même actualisé mon compte flickr malgré le fait que mes anciennes photos disparaissent, ayant atteint la limite de nombre de fichier.

En vie






Beaux arts, semaine 1. Et si on faisait une liste ?
La liste des choses qui. Des choses qui quoi déjà ?
Des choses qui me font pleurer : les choix, voilà. Les choix c’est difficile, je n’aime pas les choix, je les déteste. Paraîtrait que c’est génétique. Dans la famille, on ne sait pas faire de choix. Je suis bien la fille de ma mère. Ma vie est pavée de difficiles décisions : acheter ce pull H&M en rouge ou en vert ? Un terrible dilemme vous imaginez bien.
Bon, ok, stop à la prise de tête, il s’agit de profiter, il s’agit de progresser, et surtout d’arrêter de continuellement loucher sur l’ordre pré-établi des choses et sur les grandes idées reçues. La jungle toujours. Mais je suis en vie.

Les beaux arts c’est différent, une différence de rythme, une différence de tout je crois. Ici, pas de sonneries, de cours entiers, de pauses à heure fixe, de profs et d’élèves à l’heure, ici y’a pas d’organisation, ici tu fais comme bon te semble, ici on t’explique pas grande chose, ici tu te débrouilles, ici tu es autonome, ici on tutoie les profs, on parle avec eux comme avec de vieux potes, on mange et boit dans les salles, ici on parle d’idées, de sens, on discute pendant deux heures de listes de courses, et toi ta liste de courses, elle ressemble à quoi ? tu la fais comment ? ici on avance lentement, peut être un peu trop pour moi, ici ils sont en retard sur nous, sur moi, mais ici on rabaisse les arts appliqués, alors que les 3ème année font « waw » devant nos boulots persos, ici c’est une autre façon d’étudier, ici il y a des workshops, des sorties, des voyages, des rencontres avec des artistes et des occasions de travailler avec eux, ici on a plein de matériel, ici c’est grand, grand comme des entrepôts vides ou l’on repeint chaque année les murs en blanc, ici dans la salle de design graphique il reste une trace d’un énorme crâne rose fluo, et puis ici de part et d’autre il reste encore de jolis dessins qu’on à certainement eu peine à effacer, ici aucune chaise n’est identique, toutes dépareillées, petit tabouret jaune, chaise de bar déglinguée, fauteuil de bureau en plastique, ici on se débarrasse des archives du CDI, ici on y déniche des merveilles : un livret réalisé par Di Scuillo en 1990, un autre des années 80, avec David Carson et compagnie. Ici, c’est un peu bizarre, mais au final ne serais-je pas moi-même également bizarre ?


Et t’as mal où toi ?

Moi j’ai mal là.

Les bleus de l’âme. Il y a toujours dans mes yeux, par périodes récurrentes, un trop plein de sensibilité salé dont je ne sais pas guérir. Les malaises adolescents, persistent et signent.
Mon âme est trop fragile. Mon âme se heurte contre tout, tout ce qui m’entoure. Mon âme est dénuée de carapace, mon âme est nue, et c’est bien la seule partie de mon corps ainsi faite.
Le bleu s’infiltre et s’immisce, me bouffe, me ronge, je ne dors plus, ne me lève plus non plus, je reste là à attendre le prochain train, ce voyageur souriant qui me tendra la main. Et pendant ce temps là, je dresse une armée de mouchoirs mouillés, rangés en rang sur mon parquet.

Sauf que, le lendemain, on se prend en main, on décide ne plus l’attendre ce train, mais d’avancer à pied, tout seule, comme une grande que je suis et que je dois me forcer à être.


Hej, Stockholm!




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Mes voyages commencent toujours dans l’angoisse. Ça fait parti du jeu.
Je n’ai jamais vraiment eu la chance de partir au-delà de nos frontières. Session rattrapage. Voyager c’est mon nouveau luxe, et j’y dépenserais jusqu’à mon dernier sous s’il le fallait, pour m’éblouir encore les yeux.

La lumière irradie au dessus des nuages. Sous nos ailes, une banquise blanche, recouverte d’une neige épaisse et poudreuse, des monticules par ici, par là bas, et ce soleil qui me brûle les pupilles.
Passé les nuages, la Suède nous accueille dans ses vêtements d’automne. La luminosité est faible, l’air humide, le sol détrempé.
Nous sillonnons la campagne pour rejoindre la capitale. Par la vitre défilent des forêts de conifères plantés sur de la roche grise, traversé parfois, par un chemin et quelques maisonnettes en bois rouge et blanc, tout pareil qu’on les imagines dans les clichés scandinaves.

J’ai bien évidemment et malgré la fatigue tenu pendant ces 3 jours intensif un petit journal de bord, qui n’intéressera pas grand monde au final à part ceux qui pensent un jour se rendre à Stockholm. C’est pourquoi, faisons les choses en vrac, au fur et à mesure que les bribes de souvenirs remontent.



Stockholm en septembre, c’est l’Alsace en octobre dirons nous. La ville bâtie sur 14 îles est en proie au vent nordique et nos petites peaux françaises n’y sont guère habituées. Contrairement aux idées reçues, ici en septembre, il ne fait pas encore nuit à 15h, mais bel et bien à 19h30, un peu comme chez nous. Stockholm est « zen », on y ressent pas réellement le stress d’une grande capitale, peut être la nature omniprésente au milieu de celle-ci y est-elle pour quelque chose.

Ce que j’aime à l’étranger, c’est remarquer toutes ces différences qui font que la vie vous y paraît toujours plus agréable, des choses toutes bêtes comme les feux pour piétons tous sonores qui émettent ainsi des petits « tak, tak, tak, tak… » pour vous signifier que vous pouvez passer, ou encore les poubelles à journaux « Métro » et autres « City », à la sortie des bouches de métro, la télé en VO sous titrée suédois, les rampes d’accès handicapé sur chaque escalier, les gilets fluorescents des petits suédois qui s’en vont à l’école, les couvertures qu’on vous propose sur les terrasses des cafés, les petites chaises pliantes mises à disposition dans les musées… Autant de petites astuces qui facilitent le quotidien de tous et dont nous autres français ferions bien de nous en inspirer.
Et pour en revenir à la télé, il n’est pas étonnant de constater que quasi tous les suédois parlent très bien anglais… et il y a vraiment de quoi complexer ! Moi aussi je me dis que j'aurais bien aimé grandir avec la télé en VO.
Le suédois quand à lui est une langue à la prononciation barbare, les noms des rues se ressemblent tous et se perdre en pleine averse dans un dédale de rues étrangères à toujours quelque chose de désagréable... Mais je dois tout de même avouer que je trouve un charme tout à fait graphique à cette langue, et le ° sur le å y est certainement quelque chose.



Le plaisir des vacances dans un pays nordique, c’est aussi de savourer un délice de chocolat chaud, dans un petit café original, alors que nos visages se trouvent déjà engourdis par la fraîcheur de l’air.
Mardi 9 septembre, dans la vieille ville de Gamla Stan, et ses ruelles peuplées de boutiques souvenirs, attrape touristes. Café n°1, étagères métalliques, esprit récup, packaging des produits à tomber, tableaux photographiques de fruits en all-over, et un chocolat chaud fait devant moi, avec du vrai de vrai chocolat.
La Suède, c’est un peu le pays du design, c’est bien simple, ici tout est beau et design, et pas seulement dans les quartiers branchés, ça va du café, au mac do, en passant par le petit kebab de quartier, le restaurant, le musée, le magasin, le métro, et tout, et tout… Et les motifs des tissus dans les boutiques sont à tomber… Bienvenu dans la capitale Ikea.
Entre boutiques musées, j’ai commencé une collection de prospectus et autres magasines gratuits, j’en avait pour 3 ou 4 bon kilos au final, et j’ai bien évidemment été obligée de jeter la moitié dans les poubelles de la douane, « It’s too heavy… Check your bag. », non sans un petit pincement au cœur ( oui je suis très attachée au papier quand il y a de jolies photographies dessus… )



Mais le plus important n’est pas là, le plus important ce fut notre super très beaucoup chargé de programme pour 3 jours que nous n’avons pas réussi à boucler et que nos jambes n’ont pas beaucoup apprécié. Point info tourisme : la carte Stockholm pour 3 jours avec tous les transports, les musées et les bateaux gratuits c’est super avantageux ! Surtout lorsque l’on sait que la vie à Stockholm est aussi chère qu’à Londres et qu’un ticket de métro coûte 4euros ! Fin de parenthèse. Au final on a fait pas moins de 11 expos/musées dont je retiendrais :
Les 100ans de design du musée national qui m’ont fait pousser des petits cris d’extase. Aussi surprenant que cela puisse paraître on y trouve notamment la table Lack, d’Ikea, crée par Jan Hellzén en 1938 ( on en apprend des choses dis donc ! ) au milieu de grands noms du design tel que Panton, Rietvelt et compagnie.
Le musée d’art moderne et son hall revêtu de textes et illustrations signées Barbara Kruger, et ou j’ai eu une nouvelle fois le plaisir de découvrir quelques œuvres bien connues en "chaire et en os".
La Kulturhuset et son exposition sur Nan Goldin, et c'est vraiment ainsi exposées en énorme sous vos yeux que ses photographies prennent toute leur impacte et leur poigne.
Le musée Vasa, juste parce que cet énorme bateau du 17ème ayant passé 333ans sous l’eau après avoir sombré lors de son voyage inaugural dans les eaux de Stockholm, en impose vraiment de par sa taille, ses décors et son histoire.
Et puis pour finir le Magasin3 qui exposait « les Archives » de notre Boltanski national. Une expo vraiment prenante qui se déroule intégralement dans le noir. Dans une énorme seconde pièce, une ampoule s’allume et s’éteint au rythme d’un battement de cœur résonnant, on y voit absolument rien et j’avoue que ça m’a limite filé des angoisses tout ça.

C’est long n’est ce pas ? Un peu de patience, je dois encore vous parler shopping. Stockholm est ponctuée de H&M tous les 50mètres, mais j’ai tout bonnement refusé d’y mettre les pieds pour préférer les boutiques qu’on ne trouve pas chez nous. Dans cette catégorie mon coup de cœur se porte sur Monki, une marque de vêtement suédoise qui propose de jolies fringues et des tee-shirts au motifs graphiques mi-vintage, mi-monstres rigolos. J’ai craqué.
Je retiendrais également Stockhome dans le genre boutique déco/objets originaux, et puis Design Torget, Tio Gruppen, et puis aussi...



Et puis aussi tous les coins magiques de Stockholm, comme la colline de Vita Bergen sur laquelle il règne un petit air de passé. Nous y sillonnons des chemins pentus au milieu de maisonnettes traditionnelles en bois rouge et lasures blanches installées parmi les arbres. Et des arbres il y en à, une forêt d’automne en plein coeur de la ville.
Et c'est le dernier soir, sous les premiers rayons de soleils que nous interceptons depuis 3jours, que nous embarquons pour une balade sur l’eau autour de l’île de Djurgården ( plus grand parc urbain du monde oui oui ! ), la ville et la nature se révèlent alors sous un tout autre jour et c’était tout bonnement magique.



Et cette fois ci, c'est enfin tout pour la Suède, le reste restant dans ma petite tête ; )
Et puis vous l'aurez remarqué : nouveau blog, nouvelle vie, une page se tourne! Merci à Fab pour ces 3 années sur moimoije !