Le grand bazar

Je m’éparpille un peu je crois.

IMG_8283 IMG_8300

Octobre au balcon, encore un peu de végétation, et mes chaussures roses.

IMG_0950 004

J’ai un amour très particulier pour les amulettes et autres objets grigris et objets magiques. Me voilà donc lancée dans la confection de God’s eye, et je vous explique comment ça marche chez Milh !

005IMG_0574 IMG_0598IMG_1085

Obsessions du moment : les rayures ( et ma parfaite robe d’automne Asos ), les carreaux ( et mes parfaits draps Hema ), et les jolis magazines avec leurs maquettes parfaites à en pleurer ( et leurs prix arfaits ).

IMG_0610IMG_0546003IMG_1078IMG_1044

Maison d’automne d’hiver.

IMG_1055 IMG_1052

Gelatology. Studio Fludd, l’admiration toujours.

002

Et les backstage de notre shooting Mint Magazine x Harris Wilson avec Tiphaine à retrouver dans notre dernier numéro !

Bonjour le bazar !

Et comme la vie ne se résume pas à une accumulation de nunucheries, ma corde sensible a aimé Quelqu’un d’extraordinaire de Monia Chokri et puis cette envoutante et méconnaissable reprise de Metric par Clara Furey ( qui signe le générique de fin de Quelqu’un d’extraordinaire, non moins envoutante reprise de ce cher Kurt ). Ah et puis 2 automne, 3 hivers, avec le formidable Vincent Macaigne et une très jolie bande son de Bertrand Betsch. Et puis le teasing bien bizarre pour le prochain album de Panda Bear, et cet extrait, quel extrait, pour sauter partout en pleine journée.

 

1 commentaire

Mint magazine x Pitchfork

pitchfork01 pitchfork02 pitchfork03IMG_9326pitchfork06

à gauche : le masque de la reine des ciseaux Lucille M, à droite : le mien, reine de quoi au fait?

Pitchfork c’est un peu le festival que je ne veux manquer sous aucun prétexte tous les ans à Paris.
Pitchfork c’est un peu le festival que je manque tous les ans ou presque à Paris.

Cette année nous y étions avec Mint magazine pour proposer un atelier masques, découpage / collage niveau grande section de maternelle aux festivaliers ( oui parce qu’en fait c’était Halloween vous voyez… ). J’ai pas trop envie de vous la jouer compte rendu officiel à débiter des platitudes mais quand même voilà, c’est évident mais : c’était bien ! C’était vraiment bien. Trois journées intenses, de la musique plein les oreilles, à vivre complètement en décalage, à découper du papier toute l’après-midi dans une Villette encore déserte ( les balances de Jungle rien que pour nous, alléluia ! ), à rigoler avec vous pendant la soirée, à attraper de justesse les derniers concerts, danser un peu, rentrer tard, du vieux Caribou dans mon casque et recommencer le lendemain. Et puis les bisousbisousmercimerci parce que quand même, sans eux on y serait pas arrivées, alors un bisou pour le Klin, un bisou pour Emilie et petit R, un bisou pour Vanessa et un bisou pour Toga notre partenaire papier qui a assuré !

Si toi aussi tu veux faire ton masque en papier tu peux télécharger nos formes de base ici.

Et puis.

2 commentaires

Octobre

IMG_8651 IMG_8653 IMG_8664003002 IMG_8700 IMG_8722 IMG_8725IMG_8734 IMG_8739 IMG_8749 IMG_8758 IMG_8759001

Octobre et ses heures solitaires. Je n’ai plus que rarement le temps de marcher, marcher à la recherche de ce je ne sais quoi que je n’espère plus vraiment trouver.
Il y a des rencontres fugaces mais tenaces. Les résonances intérieures ne trompent pas. Il y a ceux qui transpirent de tous leurs pores de cette inconstance et de cette sensibilité exacerbée. De ceux sur qui on aurait jamais parié, mais qui sont là, et qui font.
J’ai commandé plein de livres que je n’aurais pas le temps de lire, mais ils ont l’air beau, alors l’idée de les avoir chez moi me ravie.
Je n’ai pas le temps. La mission : arriver un jour à bannir ces mots de mon vocabulaire. Bon et puis c’est que j’ai besoin de trop de temps aussi.
Je marche encore rue du chemin vert, dans ma carte dévoilée, mes géographies apprivoisées, celles qui ne cessent de m’étonner. J’ai un rapport à la ville si étrange. Je ne sais pourquoi je m’émeut sans cesse de cette géographie et de ces espaces. Je compte. Je compte l’espace, je compte le temps, je compte les années, les mois, les jours, tout le temps, le temps, 3 ans. Et il y a 3 ans, qu’ai-je ressenti en mettant les pieds pour la première fois de ma vie métro Père Lachaise? Et aujourd’hui? Aujourd’hui, avec ce puzzle reconstitué, ces souvenirs qui s’amassent dans cette rue que j’ai tellement traversée? De jour et de nuit, sous le soleil et sous la pluie, sobre et ivre, heureuse et triste.
Etrange espace temps et étrangère à. Rue du chemin vert. Traiteur chinois, « la joie de vivre« . Mais oui. Il y a là les néons des enseignes des kebabs vibrants dans la nuit, des amoureux – quels idiots – qui s’enlacent, les lumières de la boutique balinaise qui dansent sur le trottoir, les feuilles qui recouvrent le sol du Square Gardette, et l’Express bar, où tout commence et où tout fini. Il y a le Square Gardette et le Square Gardette. De terre et de pierre. Enfin bref.
Planète melancholia. S’il ne devait rester qu’une saison dans l’année, ce serait sans nul doute l’automne, doux automne. L’automne et p’tits plaisirs, derrière le froid, derrière tout ça.
Où pourriez-vous m’emmener? S’il y a lieu je pars avec vous. J’aime tellement le Bal. J’aime tellement les expositions du Bal et j’aime tellement Sophie Calle. C’est cette histoire d’inconstance toujours. Et puis ça parlait d’autoroute. Autobahn. Je pourrais compter beaucoup de choses aussi au sujet des autoroutes. Compter et conter d’ailleurs.
J’ai vu Mommy. J’ai toujours parlé des films de Dolan ici. Et pour compter, alors comptons. Les amours imagiaires, Bruxelles, il y a 4 ans. Laurence Anyways, Paris Bibliothèque François Mitterand, il y a 2 ans. Aujourd’hui, les Halles avec eux. Trois combinaisons différentes pour trois émotions assez semblables. Dolan est parfait pour l’automne. D’ailleurs je crois qu’il ne filme qu’à l’automne, pour la lumière, pour les couleurs, pour les émotions. Mais oui. Mais oui.
J’ai tant sillonné le Père Lachaise. Je vais toujours marcher aux même endroits, je ne regarde plus vraiment le nom sur les tombes, et quand des touristes m’interpellent je suis bien incapable de leur indiquer le chemin pour rejoindre Molière. Je m’attarde sur les couleurs et la graphie des portes, sur l’enchevêtrement labyrinthique des pierres, et à cette époque ci, surtout, sur la lumière.

Et dans mon casque, dans mes oreilles, toujours, fidèles, The KnifeDevandra Banhart, BeirutEfterklang, Nils Frahm

( Bon en fait si, je sais où est Molière. )

7 commentaires